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samedi, 18 mai 2019 00:00

« Le jugement éthique est une affaire d'humains, pas de robots »

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Assistants vocaux, voitures autonomes, détection anticipée de cancers... L'intelligence artificielle est progressivement intégrée dans notre vie quotidienne. Rarement humanoïdes, souvent invisibles, ces machines sont de plus en plus amenées à prendre des décisions. Peut-on pour autant les considérer comme responsables de leurs actions ? La réponse est « non » pour le physicien et philosophe Alexei Grinbaum, qui propose dans son livre Les Robots et le Mal (Desclée de Brouwer, 2019) d'intégrer du hasard dans les algorithmes d'IA.

Le 19 mars 2018, aux États-Unis, un véhicule autonome d’Uber provoque la mort d’une piétonne qui traversait une route en dehors d’un passage clouté. La nouvelle a fait le tour du monde et marqué les esprits. Aussitôt, Uber a réagi en suspendant tous les essais de voitures autonomes dans les villes laboratoires (San Francisco, Toronto). Une réaction attendue puisque l'entreprise se devait, dans un premier temps, de rassurer ses utilisateurs.

Vous considérez que la machine ne doit pas être jugée responsable de ses actes. Sur qui retombe alors la responsabilité, en cas de problème ?

Je pense qu’il faut partager la responsabilité entre les différents agents humains qui ont participé à l’élaboration de l’IA. Il y a le programmateur qui écrit le code ; la compagnie qui vend le produit ; l’utilisateur, dont les décisions peuvent guider le système vers tel ou tel comportement ; et de nouveaux agents comme l’entraîneur, soit la personne qui sélectionne les données que l’on fournit à l’IA pour qu’elle s’entraîne.

 

  Source: usbeketrica.com

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Dernière modification le vendredi, 07 juin 2019 08:31
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