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samedi, 15 juin 2019 00:00

"Pas d’utérus, pas d’opinion" sur la PMA ou l’IVG, ou le naufrage intellectuel de progressistes à la dérive

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Atlantico : Un slogan réapparaît régulièrement, surtout sur les réseaux sociaux, lorsque le débat public touche à une question qui concerne le corps féminin (IVG, PMA, etc.) : le "no uterus, no opinion". Il consiste à interdire à tout homme d'exprimer son opinion, justement parce qu'il est homme. Si l'on applique le principe logique de cet argument à d'autres débats, n'aboutit-on pas à une formule antidémocratique ? Les "féministes" qui l'utilisent ne se contredisent-elles pas ainsi en l'utilisant ?

Bérénice Levet : Que les hommes aient leur mot à dire sur l’extension de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes, c’est la moindre des choses !  Si ce projet de loi est adopté, il ratifie l’éviction du père, et laisse entendre qu’il n’est jamais qu’optionnel.

Je ne me demande d’ailleurs jusqu’à quel point les Français que l’on dit acquis à 66% à ce projet de loi,  prennent bien la mesure de ce qui se joue avec cette extension.  L’existence, la présence d’un père deviennent optionnelles. Des enfants orphelins de père, il y en a, il y en a toujours,  mais ce sont des accidents de la vie. Ici, il s’agit de priver volontairement,  au motif  qu’on se refuse à toute relation sexuelle avec un homme, un enfant de père.  Les hommes sont peut-être donc les premiers concernés dans cette affaire.

Mais évidemment que ces questions sur lesquelles les hommes ne sont pas autorisés à s’exprimer par ce féministe radical, l’IVG comme la PMA, sont des questions de civilisation. Elles décident du monde dans lequel nous vivons, et voulons vivre. Il est donc impensable que seul un groupe ait voix au chapitre. Un tel énoncé vise de toute façon à proscrire toute conversation civique, à confisquer par avance tout débat, pour faire référence à l’ouvrage, qu’il faut lire impérieusement, du psychiatre Christian Flavigny (Editions Salvator). Je me demande bien ce que ces féministes font des femmes qui n’ont pas d’utérus et de celles qui, comme moi, s’écartent de leur droit chemin.

  Source: www.atlantico.fr

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