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La philosophe déplore «une forme de terreur intellectuelle qui affecte gravement l’état du débat public».

Le débat n’est visiblement pas «serein». Une conférence sur «L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique» de la philosophe Sylviane Agacinski, connue pour son opposition à la GPA, prévue ce jeudi à l’université Bordeaux Montaigne, sur le campus de Pessac, a été annulée. La direction de l’établissement a estimé que «face à des menaces violentes», elle ne pouvait «assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes, ni les conditions d’un débat vif mais respectueux». «Cette manifestation de censure est une atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées à laquelle notre université est attachée», dénonce l’Université sur son site internet.

«Je ne tiens pas à me victimiser», confie Sylviane Agacinski. Pourtant, c’est la première fois qu’une telle chose lui arrive: «Je n’ai jamais vu ça. Ce climat d’intimidation est récent.» La philosophe précise qu’elle n’en veut pas à l’université et comprend la difficulté à «résister à des groupes qui excluent toute critique, y compris celles inspirée par le respect des personnes». Elle déplore «une forme de terreur intellectuelle qui affecte gravement l’état du débat public. Il devient très difficile de débattre en France». Cet épisode n’est pas sans rappeler les remous suscités par des étudiants de gauche, en avril dernier, à l’occasion de la venue d’Alain Finkielkraut à Sciences Po. Le débat s’était finalement tenu mais sous protection policière.

  Source: www.lefigaro.fr

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Avec le vote, ce mardi 15 à l’Assemblée, du projet de loi bioéthique, le progressisme remporte une victoire décisive, et peut-être finale, dans le combat qu’il mène depuis deux siècles contre l’anthropologie chrétienne.

Au-delà de sa mesure phare – la « PMA pour toutes » –, le projet de loi relative à la bioéthique introduit une série de ruptures plus fondamentales encore que celle-ci : il sépare totalement la procréation de la sexualité par l’introduction de la PMA non-thérapeutique ; il rend indépendant de l’âge la faculté de procréer par la légalisation de l’autoconservation des gamètes ; il encourage l’eugénisme par l’extension du diagnostic prénatal et préimplantatoire ; il libéralise l’exploitation et la modification génétique des embryons humains ; il favorise l’avortement par la suppression du délai de réflexion et de l’autorisation parentale pour les mineurs ; il supprime la frontière entre l’homme et l’animal par l’autorisation de la greffe de cellules humaines sur des embryons animaux ; il substitue la volonté à la biologie comme fondement de la filiation.


La suppression brutale des protections et des interdits patiemment posés par les précédentes lois laisse sans voix. C’est comme si la digue bioéthique s’effondrait sous nos yeux, emportée par la perspective progressiste qui anime la majorité parlementaire. Aussi est-il nécessaire, pour comprendre la philosophie qui sous-tend ce projet de loi et en donne la cohérence, de revenir aux racines même de ce progressisme-scientiste, que l’on nomme aujourd’hui transhumanisme et dans le sillage duquel s’inscrit le député Jean-Louis Touraine, rapporteur de la loi, par ailleurs militant actif de la GPA et de l’euthanasie.

  Source: www.valeursactuelles.com

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Publié dans Bioéthique
lundi, 14 octobre 2019 00:00

GPA : LA FAUSSE INTERDICTION

Interdire la Gestation pour autrui (GPA) en facilitant sa pratique, c’est le tour de passe-passe auquel s’est livré le gouvernement en obtenant le rejet de l’amendement visant à légaliser le recours aux mères porteuses. Explication.

La GPA est-elle cette « ligne rouge infranchissable »du gouvernement, comme l’ont répété à maintes reprises les ministres lors des débats sur la révision de la loi de bioéthique ? En apparence oui, mais la rhétorique est trompeuse. Que s’est-il passé à l’Assemblée nationale, quelques jours avant l’adoption de la loi en première lecture ?

Épisode n° 1, le 3 octobre, treize députés emmenés par Jean-Louis Touraine (LREM) obtiennent par effet de surprise le vote d’un amendement en faveur de la GPA. Leur texte assimile les jugements étrangers rendus après GPA à des jugements d’adoption plénière pour établir la filiation d’un enfant à l’égard des « parents » commanditaires. Cet amendement est directement contraire aux engagements pris par la France en ratifiant la Convention de La Haye sur l’adoption internationale. Selon ce traité, une adoption ne peut être reconnue que si les consentements des parents biologiques « n’ont pas été obtenus moyennant paiement ou contrepartie d’aucune sorte », et seulement si « le consentement de la mère, s’il est requis, n’a été donné qu’après la naissance de l’enfant ». L’objectif est de prévenir « l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants ». Avec cet amendement GPA-Touraine, les jugements étrangers doivent être déclarés exécutoires sur le territoire français, sans que puissent « être opposés ni le mode de conception de l’enfant, ni le fait qu’il serait antérieur à la naissance de ce dernier ».

  Source: juristespourlenfance.com

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