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lundi, 26 mars 2018 00:00

La démondialisation a-t-elle commencé ?

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L'histoire enseigne qu'à des poussées de mondialisation, succèdent souvent des périodes de repli autarcique.

L'antimondialisation, passée de gauche à droite.

Cela fait une quinzaine d’années que des médias partisans nous annoncent « la fin de l’idéologie mondialisatrice », voire carrément « la fin de la mondialisation ». A défaut d’une « autre mondialisation » dont on n’a jamais su ce qu’elle pouvait bien désigner sinon une négation du réel, comme tant d’autres prétendues alternatives : « l’autre économie », « l’autre démocratie », ou encore les « faits alternatifs »... Il n’y a pas d’autre réalité que celle que décrivent les lois de la physique. 

On observe, du reste, que le thème antimondialiste est passé, en quinze ans, d’un populisme de gauche à celui d’une droite souverainiste. Dans un récent article, l’intellectuel et homme politique indien Shashi Taroor explique pourquoi l’antimondialisation rassemble désormais, de manière dangereuse, populistes de gauche et de droite. Le backclash a pris deux formes, écrit-il, économique et sociale (la mondialisation est accusée d’avoir provoqué une escalade des inégalités de revenus au sein des pays), mais aussi culturelle (elle est perçue comme menaçant les identités traditionnelles, ethniques, nationales ou religieuses). 

Et Taroor pointe avec lucidité le contenu subliminal du slogan de Donald Trump « Make America great again ». Les cols bleus déclassés de l’Amérique profonde entendent autre chose, à savoir : « Make America white again »… Il est de fait, relève-t-il, que cette mondialisation donne des signes d’essoufflement. Avant même la nomination de Trump, élu à la Maison blanche sur un programme protectionniste, un certain nombre de barrières à la libre circulation des flux, financiers notamment, avaient été réinstallés. En toute discrétion. En 2007, les flux mondiaux de capitaux s’élevaient à 12, 4 trillons de dollars. Soit 21?% de l’économie mondiale. En 2016, ils étaient retombés à 4,3 trillons. Soit 6?% de l’économie mondiale. Mais l’Amérique des années 1950 ne reviendra pas, poursuit l’intellectuel indien. A partir de 2030, la force de travail aux Etats-Unis ne sera plus majoritairement blanche. Et la mondialisation ne sera pas démontée.

  Source: franceculture.fr

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