Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

jeudi, 14 décembre 2017 00:00

Thomas Piketty: "La captation de la croissance par les plus riches est inquiétante"

Écrit par 

Une enquête inédite pointe l’explosion des inégalités sur la planète, un phénomène qui menace la croissance mondiale. Entretien avec ses deux auteurs Lucas Chancel et Thomas Piketty, qui poussent les Etats à réagir.

Un succès planétaire. Le rapport sur les inégalités dans le monde, présenté ce 14 décembre à Paris School of Economics (PSE), pourrait connaître un écho similaire au best-seller de Thomas Piketty Le Capital au XXIe siècle. L’économiste français, qui avait reçu un concert de louanges aux Etats-Unis, après la publication en 2013 de son pavé de 900 pages dénonçant l’écart croissant entre riches et pauvres, revient en force en créant une base de données mondiale. Mobilisant une centaine d’économistes sur tous les continents, notamment à Berkeley et à Stanford en Californie, elle recèle des statistiques inédites, comme les données fiscales sur les revenus fournies par les administrations. Avec ses collègues, Piketty est allé plus loin que dans son livre : il détaille les revenus moyens et faibles et pas seulement les 10?% les plus aisés, évalue le patrimoine privé mais aussi celui des Etats, et couvre désormais les grands pays émergents. Entretien exclusif avec deux économistes qui ont coordonné ce projet titanesque.

Votre étude révèle un fort accroissement des écarts de revenu partout dans le monde. Est-ce une tendance lourde de la mondialisation?

Thomas Piketty. Oui. Notre base de données montre que les 1?% les plus riches de la population mondiale ont capté 27?% de la croissance des revenus dans le monde, depuis 1980. En revanche, les 50?% les plus pauvres n’en ont perçu que 12?%. Certes, cette croissance des revenus, liée à l’accélération de la mondialisation, a permis à des pays comme la Chine de réduire fortement le nombre de pauvres. Mais notre rapport révèle à quel point les classes moyennes et populaires aux Etats-Unis et en Europe n’ont obtenu qu’une part très faible de cette croissance (voir graphique ci-contre). La mondialisation a eu des effets bénéfiques mais on pourrait faire beaucoup mieux.

  Source: challenges.fr

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.