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lundi, 23 octobre 2017 00:00

Inégalités : comment la mondialisation nous a refait basculer dans un univers de rentiers

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Dans un article publié par "Global Dialogue", l'économiste suédois Göran Therborn révèle un tournant historique concernant les inégalités. Alors que les inégalités dépendaient à 80% de la nation dans laquelle vivent les individus en l'an 2000, le déterminant prépondérant serait en passe d'être celui de la classe sociale. Dans quelle mesure ce tournant historique peut il déjà se mesurer par les bouleversements politiques qui traversent la planète ? 

Rémi Bourgeot : Ce résultat est le fruit d’une longue évolution avec pour faire simple, d’un côté, l’explosion des inégalités dans la plupart des pays et, de l’autre, une réduction des écarts entre pays développés et pays en développement.

La lecture par les inégalités est tout à fait importante, mais elle est néanmoins loin d’être suffisante pour comprendre la logique politique et économique à l’œuvre.

Les statistiques de Göran Therborn sont intéressantes, et il analyse correctement la dynamique qui a conduit à l’explosion des inégalités dans les pays développés, dans le cadre de la mondialisation en particulier. Il ignore cependant des phénomènes fondamentaux, comme le caractère désormais mondial de la désindustrialisation qui touche même les grands pays émergents, notamment la Chine… Il se trompe ainsi sur la portée réelle de la dynamique sociale dans les pays émergents, en réduisant les déterminants de l’évolution économique et des inégalités à la lutte des classes et à un jeu de vases communicants.  En suivant une approche qui s’apparente à de l’horlogerie sociologique, la dynamique industrielle et technologique actuelle lui échappe. Pour faire simple, ça n’est pas qu’une histoire de parts de gâteaux… comme en témoigne l’atonie de la productivité dans le monde.

En ce qui concerne les bouleversements politiques dans le monde développé, les mouvements populistes ont évidemment tendance à viser précisément les populations reléguées, dissociées de l’évolution économique nationale. Cette articulation est particulièrement visible dans les cas français, britannique ou américain, qu’il s’agisse des populismes de droite ou de gauche. Mais la dynamique populiste est plus complexe, dans son contenu idéologique, ne serait-ce que sur les questions économiques. Le cas allemand est assez révélateur à cet égard puisque l’AfD qui prospère au sein des couches sociales les plus pauvres, en particulier à l’Est, s’inscrit, sur le plan économique, dans une approche très proche de celle des partis traditionnels, qui ne semble guère favorable aux couches populaires.

  Source: atlantico.fr

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Dernière modification le mardi, 31 octobre 2017 10:21
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