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mercredi, 06 juillet 2016 00:00

Brexit: les lendemains de la mondialisation qui déchantent

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Du Brexit au phénomène Donald Trump, en passant par l'Autriche, les électeurs ont défié les élites en imposant un "repli national" face aux inégalités croissantes provoquées par la mondialisation libérale, expliquent à l'AFP différents économistes et personnalités.

"Il y a plusieurs formes de réponse à la montée des inégalités et l'une d'entre elles est malheureusement le repli national ou la xénophobie", explique à l'AFP l'économiste français de gauche Thomas Piketty, auteur du best seller international "Le capital au XXIe siècle".
"Cette voie-là est incarnée par le Brexit au Royaume-Uni, mais elle est aussi forte en France avec le Front national, aux Etats-Unis avec Donald Trump (vainqueur des primaires républicaines) qui fustige les Mexicains ou l'islam. Elle prend différentes formes dans différents pays", constate-t-il.
Car si la richesse augmente tous les ans (le PIB mondial a progressé de 3,1% en 2015), sa répartition est de plus en plus inégalitaire. Cette même année, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l'an dernier celui des 99% restants, selon l'ONG britannique Oxfam. Et avec un an d'avance sur les prévisions.
Il ne s'agit plus simplement de la criante inégalité entre les pays riches et les pays pauvres. Les sociétés avancées génèrent leur lot de laissés pour compte, qu'il s'agisse d'éleveurs écrasés par la concurrence internationale, d'ouvriers privés de leur usine délocalisée, d'employés chassés des agglomérations par l'envolée des prix de l'immobilier, ou de riverains excédés par la proximité des camps de réfugiés.
Des déclassés de la mondialisation qui ont le droit de vote. C'est la "fronde des oubliés", comme titrait fin juin le journal catholique français La Croix.
- Des salaires qui n'augmentent pas -
"Les inégalités ne cessent d'augmenter dans la plupart des pays de l'OCDE. Aux Etats-Unis, elles atteignent même des niveaux jamais vus depuis les années vingt", explique à l'AFP Jennifer Blanke, cheffe économiste du World economic forum (WEF), qui organise notamment le forum de Davos, ce rassemblement international de décideurs politiques et économiques.
"Si l'on analyse le Brexit, le pays apparaît divisé entre les régions profitant de la mondialisation et celles où les gens n'ont pas l'impression de bénéficier de la croissance", relève-t-elle.
Même diagnostic pour le Français Michel Barnier, ancien ministre français de droite et ancien commissaire européen. "Le vrai problème est d'où vient cette souffrance sociale ? D'où vient ce chômage, ce sentiment d'exclusion ou d'abandon ? A coup sûr, les conséquences de la mondialisation sont en cause", reconnaît-il.

  Source: leparisien.fr

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