Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

lundi, 07 mai 2018 00:00

La prostitution fait partie de la culture du viol.

Écrit par 

Noémie Renard travaille dans le domaine de la recherche en biologie. Elle anime depuis 2011 le blog Antisexisme.net. Elle publie aujourd’hui un petit livre au titre incisif, En finir avec la culture du viol. Ancienne bénévole au Mouvement du Nid, elle ne pouvait dénoncer cette culture sans y intégrer la prostitution.

Qu’apporte de nouveau la notion de « culture du viol » ?

Comme l’ont révélé des enquêtes et le mouvement #metoo, les violences sexuelles sont massives et tolérées. Après la dénonciation du viol, l’idée de culture du viol permet de mettre en avant les caractéristiques sociétales qui le favorisent. Car ses mécanismes sont culturels : stéréotypes, idées reçues sur la sexualité masculine et féminine… Les enquêtes montrent que c’est bien le plaisir de dominer qui prédit la propension au viol et non une pulsion sexuelle. Nous vivons dans un imaginaire érotique imprégné de domination masculine, où les gestes d’humiliation à l’égard des femmes vont de soi et peuvent même être la condition de l’excitation. Les violences sexuelles, encore largement impunies, ne sont pas des aberrations mais l’expression des hiérarchies existantes et un outil pour les maintenir. Les hommes ne sont donc pas biologiquement des prédateurs, ce n’est pas une destinée. Et les femmes peuvent espérer sortir d’une culture qui nuit à leur intégrité et leur santé, les maintient dans la peur et réduit leur liberté en leur imposant des comportements d’auto-restriction.

Les violences sexuelles sont dénoncées, mais la prostitution reste trop souvent justifiée. Pourquoi est-elle toujours à part ?

Elle fait bien partie de la culture du viol. Mais il n’y a pas encore eu de #metoo dans la prostitution. Pour cela, il faudrait que plus de femmes aient l’opportunité de parler et de dénoncer ce qu’elles vivent. Mais le stigmate est si fort, la honte qui pèse sur elles, qu’elles en sont empêchées. Je suppose également que des intérêts économiques entrent en jeu : par rapport à d’autres violences sexuelles, celles liées à l’industrie du sexe rapportent beaucoup d’argent à leurs profiteurs...

  Source: prostitutionetsociete.fr

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.