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vendredi, 01 décembre 2017 00:00

« Si je dis quelque chose, il va me tuer ! » : le calvaire des esclaves sexuelles en France

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A l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, « Le Monde » a recueilli le témoignage de jeunes femmes prises dans des réseaux de prostitution.

« C’est comme si votre vie leur appartenait. » Anna*, 34 ans, a réussi à échapper à son proxénète, qui la séquestrait dans une chambre d’hôtel. C’était en 2013, à Paris. Plusieurs clients défilaient tous les jours, lui restait devant la porte, encaissant les clients. « Je ne pouvais même pas passer une tête dans le couloir », raconte la jeune femme, posément.

Malienne, Anna a été mariée à 25 ans à un inconnu,un mariage arrangé par sa famille. Mais ce mari, décrétant qu’elle devait « l’aider pour les dépenses », a décidé de l’enfermer et de vendre son corps à des « amis ». Un jour, l’un d’eux, qui travaillait pour une agence de voyages, fait mine de s’intéresser au sort de la jeune femme. Il lui promet de l’aider en l’envoyant en France.

Délivrée du joug de son époux, le même calvaire l’attend pourtant. La personne qui l’accueille à l’aéroport lui prend son passeport, la conduit « pour quelques jours » dans un hôtel, avant de lui annoncer « qu’il faut payer le voyage, parce que cela avait coûté beaucoup d’argent ». C’est la femme de ménage de l’hôtel, Malienne comme elle, qui finit par la délivrer.

  Source: lemonde.fr

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