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Gender

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VigiGender réagit aux déclarations du ministre de l’Education Nationale et soutient les manifestations du 2 février à Paris et Lyon pour demander l’arrêt des expérimentations en cours

mercredi, 29 janvier 2014 00:00

Rumeurs sur la théorie du genre à l’école

Depuis quelques jours et suite à la circulation de sms entre parents d’élèves, le ministère de l’éducation nationale communique pour dénoncer une soi-disante rumeur concernant l’enseignement de la « théorie du genre » à l’école.

Quand la théorie du genre sera effectivement intégrée aux programmes éducatifs dispensés dès l’âge de 6 ans, vous n’aurez plus aucune possibilité de vous y opposer. En prenant connaissance de cette condamnation d’une mère de famille allemande ayant refusé de faire suivre à ses enfants les cours d’éducation sexuelle d’une école primaire publique locale, vous comprendrez ce qui risque de nous arriver.

Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l'école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l'école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.

Alors que les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, et transsexuelles (LGBT) continuent à diviser les États membres de l’ONU, les associations LGBT célèbrent une victoire mineure à l’Assemblée générale. Le 27 novembre, l’AG a adopté pour la première fois dans une résolution les termes « identité du genre » aux côtés de l’« orientation sexuelle ».

L’inscription de la théorie des genres sur l’orientation sexuelle dans les manuels scolaires pour les cours de Sciences de la Vie et de la Terre pour les classes de 1ère Economique et Social et de 1ère Littéraire a suscité la polémique en août 2011. 114 sénateurs et 80 députés ont réclamé une mission d’information parlementaire, manifestant leur inquiétude quant à cette théorie expliquant l’identité sexuelle par le sexe biologique et par l’environnement socioculturel.

Interrogés par l’Ifop pour Valeurs Actuelles, les Français ne semblent pas avoir d’opinions très tranchées mais émettent des réserves quant à l’institutionnalisation de cette théorie dans les manuels scolaires. Ils s’accordent ainsi en majorité, et ce quel que soit la proximité partisane des interviewés, pour mettre en doute la scientificité de l’affirmation selon laquelle « seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femme mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier masculin ou féminin » (55%, contre 26% seulement qui affirment qu’elle est scientifique). La proportion d’individus ne se prononçant pas sur la question est cependant élevée (19%) et parallèlement 51% des personnes interrogées jugent qu’une approche sociologique de l’identité sexuelle a sa place dans un cours de biologie de classe de première. Cette place n’est par ailleurs rejetée que par les sympathisants de l’UMP et fait débat auprès des sympathisants du Front National. La formulation du chapitre de biologie « Devenir Homme ou Femme » est par ailleurs jugée source de confusion pour 54% des personnes interrogées. Notons que globalement se font jour des clivages selon le sexe et l’âge des interviewés, les femmes et les personnes les plus jeunes se montrant davantage ouvertes à la théorie des genres. Suite à la polémique et à la reconnaissance par le Ministre de l’Education Luc Chatel de la non-conformité de certains manuels, les Français sont assez partagés quant aux actions à engager mais suggèrent en majorité, et quelle soit la sympathie partisane, de corriger l’erreur : 29% recommandent en effet de faire retirer ces manuels, 26% demandent la transmission d’une circulaire corrective aux enseignants et 20% suggèrent de demander la diffusion d’un correctif par les éditeurs. Ils soutiennent également à une forte majorité, à gauche comme à droite, la demande de mission parlementaire formulée par de nombreux parlementaires : 61% déclarent ainsi que cette demande est justifiée, contre 22% se montrant hostiles.
Dans ce contexte, une majorité de Français soutient l’initiative du député de la Drôme Hervé Mariton qui souhaite que le thème « Féminin/Masculin » ne soit pas présent dans les épreuves du Bac 2012 en SVT (55%). 

Echantillon de 1006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 25 au 27 octobre 2011.

AVEC: logo Valeurs actuelles Source : IFOP

Télécharger les résultats de l'étude (pdf, 666 ko)

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