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mercredi, 30 novembre 2011 00:00

Journée mondiale du Sida - État des lieux en France et dans le monde

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Selon l’OMS, 33,4 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 2,3 millions d'enfants de moins de 15 ans. Presque trois millions d'individus ont été infectés en 2010. Le VIH/sida, maladie infectieuse la plus mortelle du monde, a fait à ce jour plus de 27 millions de morts. Deux millions de personnes sont mortes en 2010.

 

En France :
- 150.000 personnes vivent avec le VIH en France.
- 6.700 personnes découvrent leur séropositivité par an en France, soit 20 par jour, dont 10% concernent les 15-24 ans.
- 50.000 personnes ignorent leur statut sérologique en France, dont 71 % des 15-24 ans qui n'ont jamais fait de test de dépistage.

Populations touchées :
Les derniers chiffres confirment une féminisation de l’épidémie (38 % des tests positifs en 2003 contre 36 % en 2001), les deux populations les plus touchées sont les homosexuels et les étrangers originaires d’Afrique subsaharienne. Très peu d’usagers de drogues ont découvert leur séropositivité sur cette période. Le nombre d’hétérosexuels de nationalité française représente 17 % des découvertes de séropositivité, avec un nombre équivalent d’hommes et de femmes. (Source)
Le Center for Disease Control (Centre de surveillance des maladies) a publié ses dernières statistiques qui donnent le taux des nouvelles infections par le virus du sida à 61 % comme frappant les hommes homosexuels alors que ceux-ci ne représentent que 2% de la population des Etats-Unis. (Source)

En Afrique :
Au total, 22,5 millions de personnes vivent en Afrique avec le VIH, soit 68% des personnes séropositives dans le monde.

Traitement :
Le traitement antirétroviral permet d’empêcher le VIH de se multiplier dans l’organisme. Si le virus arête de se reproduire, les cellules immunitaires sont capables de vivre plus longtemps et de protéger l’organisme contre les infections.
Environ 5,2 millions de séropositifs pour le VIH ont eu accès à un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible et intermédiaire fin 2009. Cela représente douze fois plus qu'en 2003. Malgré ces progrès, le taux de couverture par le traitement antirétroviral reste bas. Selon les nouvelles lignes directrices de l'OMS parues en 2010, le nombre de personnes nécessitant un traitement est passé de 10 à 15 millions. (Source)

Prévention :
Aucun pays n’a réussi à freiner l’épidémie du sida avec les politiques exclusivement centrées sur la promotion du préservatif.
En revanche, les seuls pays qui, pour le moment, y sont parvenus, ont fondé leurs campagnes sur le retard du début des relations sexuelles chez les jeunes et la monogamie mutuellement fidèle chez les adultes qui ont des relations sexuelles.
Pour Dr Jokin de Irala co auteur avec Matthew Hanley du livre « L’amour face au sida »Dans la pratique, les études confirment que sur 100 personnes ayant des relations sexuelles sur une année, et où il y a une personne infectée et une autre qui ne l’est pas, environ 5,7 vont être contaminées. En utilisant le préservatif dans tous les cas et correctement, ce risque est réduit de 80 % (80 % de 5,7, soit 4,56), ce qui signifie que le nombre d’infectés sera à la fin de 1,14 (5,7- 4,56). Le problème est que même si cette probabilité est théoriquement faible, il s’agit d’une maladie sans guérison et mortelle ; la probabilité s’accumule au fur et mesure que le nombre de rapports augmente et de plus le préservatif est modérément efficace pour éviter d’autres infections de transmission sexuelle qui sont graves et qui n’ont pas de cure définitive comme le virus herpès ou le virus du papillome humain qui constituent aujourd’hui de grandes épidémies silencieuses. [...] (Source)

Relâchement de la prévention chez les homosexuels
Entre mars 2003 et septembre 2004, parmi les nouveaux cas de séropositivité une personne sur cinq est homosexuelle. Les homosexuels âgés de 30 à 39 ans représentent plus de 40 % de l’ensemble des découvertes de séropositivité, alors que les moins de 20 ans représentent 1 % des cas. Les homosexuels découvrent souvent leur séropositivité à un stade précoce : un sur 5 découvre sa séropositivité au moment d’une première infection et la moitié (51 %) ont été infectés récemment (dans les 6 mois précédant le diagnostic).
Outre un recours plus systématique au dépistage, cette tendance s’explique par un relâchement de la prévention. Les prises de risque augmentent depuis 2000, en particulier chez les homosexuels séropositifs. Montré dès 2000 grâce à l’enquête Presse Gay en 2000, ce relâchement a été confirmé par différentes enquêtes (Baromètre Gay 2000 et 2002 notamment2). Et ces données de surveillance sur les infections sexuellement transmissibles depuis 2000 viennent confirmer ce comportement : résurgence de la syphilis fin 20003, l’émergence de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV) en 2003-20044... Basée sur l’analyse de 6 000 questionnaires, l’enquête Presse Gay 2004 confirme cette tendance. (Source)

En conclusion :
Dans aucun pays, aucune campagne générale centrée sur le préservatif n’a réussi à diminuer le sida tandis que les seuls qui y sont parvenus ont mis en œuvre une stratégie plus raisonnable de ciblage du message préventif : ils ont recommandé aux jeunes de retarder le début de leurs relations sexuelles et aux adultes d’avoir des relations mutuellement monogames. Et quant à ceux qui décident librement de commettre l’erreur de courir le risque de s’infecter, il s’agit de les informer que le préservatif réduit leur risque mais ne l’élimine pas complètement.

Note du CPDH : Dans notre dossier « Journée mondiale du sida : liberté humaine, responsabilité et charité » publiée sur notre site le 1er décembre 2008, nous avions mis également l'accent sur la responsabilité personnelle : la fidélité, l'abstinence et la protection. Dénigrées par les lobbies, ces principes sont pourtant de plus en plus mis en avant comme l'a démontré l’hebdomadaire médical britannique The Lancet mettant à mal certains lieux communs concernant la sexualité (voir le lien ci-dessous). Décidément, la Bible était bien en avance et confirme une fois de plus que « Dieu a fait le chemin des hommes droit, mais qu'ils ont cherché beaucoup de détours. »

A lire également : - « Lutter contre le Sida passe par la réduction du nombre de partenaires : c'est scientifique »

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