Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

lundi, 12 mars 2018 00:00

Emploi et handicap : « Les stéréotypes sont le principal frein à l’intégration des personnes handicapées »

Écrit par 

Myopathe depuis l’enfance, tétraplégique, Eric Molinié est actuellement secrétaire général de Dalkia, filiale d’EDF. Il a alterné les fonctions dans les domaines ­public et privé. Entre ses débuts à la Banque ­Indosuez et son parcours actuel chez EDF, il a été président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), président du Samusocial, entre autres. Un parcours qu’il retrace dans Vivant ! (Odile Jacob, 2016).

Votre parcours professionnel est exceptionnel. Quel est le principal frein à l’intégration des handicapés dans le monde du travail ?

Les stéréotypes, les représentations que les personnes valides se font des personnes handicapées. Ce regard qui préjuge avant de dialoguer. Cette idée, lors d’un entretien de recrutement, qu’une personne en fauteuil ne peut remplir le poste proposé, sans même lui poser la question.

Comment combattre ces stéréotypes ?

En amont, à l’école, si elle était plus inclusive. Quand on a fréquenté quelqu’un en fauteuil à la maternelle, on ne panique pas ensuite. Des progrès ont été réalisés en ce sens grâce à la loi de 2005 qui a été une révolution en donnant droit à la compensation, en fonction du handicap de la personne. Au financement d’une auxiliaire de vie scolaire, d’un taxi pour faire le trajet, par exemple.

Ensuite, en racontant de belles histoires. Le ­Téléthon, les compétitions handisport changent le regard. Et en partageant de bonnes pratiques, comme cela a été fait dans la brochure EDF « Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel » ou dans les guides de la Halde.

Le lycée Hoche, à Versailles, vous a refusé l’accès en classe prépa en raison de votre handicap. Si l’établissement privé voisin, Sainte-Geneviève, ne vous avait pas accepté, vous n’auriez jamais fait HEC. Pensez-vous que la situation a évolué ?

La Halde a fait son boulot en condamnant les auteurs de discriminations. Il faut à la fois ­manier la carotte – raconter de belles histoires – et le bâton – condamner. Mais 80 % des ­handicapés arrêtent leurs études au niveau du bac. A l’université, on ne compte que 1 % à 2 % de handicapés.

  Source: lemonde.fr

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.