Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

mercredi, 13 juin 2018 00:00

Bioéthique : « Le gouvernement est allé trop vite ! »

Écrit par 

Après quatre mois de consultations publiques, entre janvier et avril, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a remis début juin son rapport de synthèse (consultable ici) à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Parmi les neuf thèmes qui étaient au programme, deux ont particulièrement mobilisé le public : la procréation (PMA et GPA) et, dans une moindre mesure, la fin de vie (euthanasie et suicide assisté). L'objectif de ces états généraux est d'aider le gouvernement à rédiger un projet de loi de bioéthique, attendu au Parlement à l'automne pour réviser la loi de 2011.

Réel outil de consultation, ou mirage démocratique ? La légitimité de ces états généraux, dont certains dénoncent l'accaparement par les anti-PMA, ne fait pas l'unanimité. Pour Jean Leonetti, ancien député Les Républicains et rapporteur des lois de bioéthique en 2011, ces contributions citoyennes sont parties intégrantes du processus de révision de la législation, même si le pouvoir de trancher revient aux législateurs. Si le gouvernement a obtenu des résultats contraires à ce qu'il pouvait espérer, il serait problématique, selon lui, qu'il ne les prenne pas en compte…

Le Point : En tant que rapporteur des lois de bioéthique de 2011, vous aviez souhaité y inscrire la nécessité d'une consultation citoyenne précédant la phase parlementaire de la prochaine révision. Les états généraux organisés cette année, et dont le CCNE vient de remettre une synthèse, ont-ils été à la hauteur de vos espérances ?

Jean Leonetti : D'abord je me réjouis qu'ils aient eu lieu. En 2011, nous étions partis du principe que ces sujets qui concernent tout le monde, de la naissance à la mort, ne doivent pas seulement faire l'objet d'un débat entre des politiques et des experts. Je suis un chaud partisan d'une démocratie participative. Cela ne veut pas dire que c'est par ce débat-là que l'on décide, c'est toujours le politique qui doit avoir le courage de prendre une décision, mais cet éclairage et cette appropriation de ces sujets complexes par l'ensemble de la population me paraît nécessaire.

Si j'avais deux remarques négatives à faire : d'une part, les états généraux ont été courts, on aurait pu se donner quelques mois de plus comme on avait fait en 2011, pour permettre aux Français de s'approprier davantage les sujets. D'autre part, comparée aux états généraux organisés en 2011, la version 2018 était très allégée. Il y a sept ans, nous avions fait des auditions publiques et diffusées par la Chaîne parlementaire (LCP), suivies par plus d'un million de téléspectateurs. Nous avions convoqué des comités citoyens dans sept régions différentes. Pour cette édition, il n'y en a eu qu'un seul, à qui l'on a confié seulement deux sujets (la fin de vie et la génomique, NDLR).

  Source: lepoint.fr

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

S2-Priere-03 Onglet-E

S3-Actions onglet-E

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.