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mardi, 12 juin 2018 00:00

Quel avenir pour l’Europe?

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Montée des populismes, Brexit, crise commerciale avec les États-Unis… En quoi les tensions actuelles au sein de l’Union européenne vont-elles transformer son fonctionnement économique, social et politique ? C’est la question à laquelle vont tenter de répondre 500 chercheurs en sciences sociales, réunis du 13 au 15 juin lors d'un congrès international à Sciences Po. Rencontre avec la politiste Virginie Guiraudon, organisatrice de l’événement.

Le Groupe d’études sur l’Union européenne (SGEU) du Consortium européen de recherches en sciences politiques (ECPR), qui se réunit ces jours-ci en congrès à Sciences Po Paris, rassemble essentiellement des chercheurs en sciences sociales. Quelle est la vocation de cette association ?
Virginie Guiraudon : Au départ, au milieu des années 1990, nous nous sommes réunis avec quelques spécialistes de l’Union européenne, au moment où les sciences sociales se sont véritablement emparées de ce sujet. Depuis, nous nous sommes adossés à une structure plus importante, l’ECPR, plus tournée vers la science politique. Mais l’état d’esprit des débuts demeure : nous sommes convaincus que l’Union européenne et l’intégration européenne sont des objets d’étude interdisciplinaires. Les processus d’intégration européenne supposent bien sûr des formes politiques – les institutions de l’Union comme la Commission – mais celles-ci ne sont que la partie émergée de l’iceberg. D’autres dynamiques sont à l’œuvre, notamment sociales et économiques et qui affectent la vie quotidienne des citoyens européens. Le droit à la libre circulation des personnes, par exemple, qui pousse certains à bouger et d’autres pas, intéresse les sociologues qui étudient les politiques migratoires.
 
L’actualité européenne est pour le moins mouvementée, entre montée des populismes, Brexit et guerre commerciale avec les États-Unis. Les chercheurs portent-ils sur elle un regard singulier ?
V. G. : Nous allons nous interroger sur les conséquences possibles de tous ces phénomènes sur l’avenir de la construction européenne. Pas uniquement sous l’angle de l’avenir des institutions à Bruxelles, où la question serait : l’Union européenne va-t-elle survivre ? Mais pour tenter de comprendre en quoi cela risque d’affecter la vie des Européens : concrètement, que va-t-il arriver aux 3,5 millions de ressortissants de l’Union européenne qui vivent actuellement au Royaume Uni et aux 1,5 million de Britanniques qui vivent sur le sol européen ? On travaille avec des questionnaires très concrets – pourquoi ces gens sont-ils partis ? Comment cela s’est-il passé avant ? – pour lesquels les chercheurs disposent de méthodes et d’outils pertinents.

  Source: lejournal.cnrs.fr

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