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lundi, 29 juin 2015 00:00

Les mers européennes sont encore loin du bon état écologique

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La politique de la mer a échoué dans ses objectifs, mettant en péril la résilience de ce milieu, constate l'Agence européenne de l'environnement. Elle plaide pour une meilleure coordination entre Etats et une approche fondée sur les écosystèmes.

"La manière dont l'Union européenne utilise les ressources naturelles maritimes n'est pas durable". Cette gestion non durable "menace à terme la productivité de nos mers, et finalement notre bien-être". Après avoir mené, pour la première fois, une évaluation globale de l'état des ressources maritimes européennes, le constat que dresse l'Agence européenne de l'environnement (AEE) est sans appel.

Dans un rapport publié le 24 juin, elle estime que la directive-cadre Stratégie pour le milieu marin (DCSMM), adoptée en 2008, n'a pas atteint ses objectifs, résumés en une formule : "Pour une mer propre, une mer saine, une mer productive". Pour y parvenir, cette stratégie visait une meilleure intégration des différentes politiques de la mer (gestion des pêches, biodiversité, production d'énergie…) et une meilleure prise en compte par celles-ci des enjeux environnementaux. Sept ans après son adoption "les mers européennes peuvent être considérées comme productives, en revanche elles ne sont ni saines, ni propres", assène l'AEE.

On est donc bien loin de l'objectif de la directive-cadre qui vise un bon état écologique des eaux marines d'ici 2020. En juillet 2014, la Commission européenne alertait déjà sur cette défaillance, alors qu'elle fait de l'économie maritime l'un des moteurs de la croissance européenne. Elle estime de 3 à 5% la part du PIB européen générée par les activités de ce secteur.

Pour l'AEE, plutôt que de lancer de nouvelles politiques, l'Europe doit mettre en œuvre de manière adéquate les politiques existantes et concentrer ses efforts sur l'évaluation des impacts cumulés, la coordination et la gestion des objectifs à l'échelle des mers entières.

La capacité de résilience en péril ?

La liste des dégâts imputés aux activités humaines (pêche, tourisme, transport, extraction de ressources…) est longue : dommages physiques sur les fonds marins, extraction de poissons et de crustacés, introduction d'espèces non indigènes, apport de nutriments conduisant à l'eutrophisation, déchets marins… "L'effet cumulatif combiné de toutes ces pressions sur les écosystèmes marins (…) est un problème de plus en plus complexe et une préoccupation croissante, parce qu'ils conduisent à modifier le fonctionnement de l'écosystème et à réduire sa résilience", notamment face aux changements climatiques.

  Source: actu-environnement.com

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Dernière modification le vendredi, 03 juillet 2015 12:50
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