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samedi, 01 décembre 2018 00:00

La loi de 1905 est-elle toujours adaptée à notre époque ?

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C’est une loi symbole de la République qu’envisage de modifier le gouvernement. La loi de 1905, instaurant la séparation des Eglises et de l’Etat, n’avait pas pris en compte l’émergence d’une nouvelle religion, l’Islam. L’historien de la laïcité Christophe Bellon revient sur l'actualité

La loi de 1905 a été écrite à une époque où l’Islam était quasi absente du paysage religieux français. Un siècle après, elle est devenue la deuxième religion de France : une nouvelle réalité brandie par le gouvernement pour justifier la réforme partielle qu’il prépare pour le premier trimestre 2019. “Cette loi a 113 ans aujourd’hui et peut évoluer”, a déclaré le ministre de l’Intérieur et des cultes Christophe Castaner dans un entretien au Point, le 15 novembre. “Je rappelle d’ailleurs qu’elle a été modifiée dix-sept fois. L’objectif est que les Français de confession musulmane puissent vivre paisiblement leur foi”.

Entretien avec Christophe Bellon, historien de la laïcité, vice-doyen de la faculté de droit de l'Université catholique de Lille et membre correspondant du centre d’histoire de Sciences Po, sur ce qu’a apporté cette loi et sur ses manques en 2018.

Quel était le but de la loi de 1905 lorsqu’elle a été adoptée ?

L’objectif était de donner un nouveau régime des cultes à la France. Il s'agissait de pouvoir régler les relations entre ses Eglises et l’Etat alors que le précédent texte, le Concordat, signé en 1801, ne fonctionnait plus. 

Vieux d’un siècle, ce régime était à bout de souffle, notamment depuis que les républicains avaient gagné le pouvoir au début de la IIIe République [dans les années 1870] et avaient mis en place une politique anticléricale visant essentiellement l’Eglise catholique, qui était alors majoritaire en France.
A la fin du XIXe siècle, de nouvelles tensions voient le jour et nécessitent un nouveau régime des cultes plus tôt que prévu. “Il faut accélérer la fin du concordat”, disent les républicains. Ces tensions naissent des mesures visant les congrégations religieuses mises en place par Jules Ferry puis par Waldeck Rousseau à partir de 1899. Ces politiques de lutte contre les congrégations religieuses étaient souvent perçues comme une lutte contre l’Eglise catholique elle-même.

L’affaire Dreyfus joue également un rôle en dressant la France catholique contre la France républicaine. Aux élections de 1902, cela entraîne l’arrivée d’une majorité parlementaire très anticléricale, qui va pousser à la séparation des Eglises et de l’Etat.

  Source: franceculture.fr

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Dernière modification le vendredi, 07 décembre 2018 13:11
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