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vendredi, 26 octobre 2018 00:00

La gauche se trompe lourdement sur la laïcité

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J’avais toujours pensé que les adeptes de la droite sont intransigeants, dogmatiques, qu’ils pensent toujours avoir raison, que l’on ne peut pas discuter avec eux. J’estimais la gauche plus flexible, plus humble, plus conciliante, moins agressive contre ses opposants. Mais, dernièrement, j’ai été surprise par l’ampleur de l’intransigeance de la gauche.

La gauche, à laquelle j’appartiens, n’arrête pas de lancer des insultes gratuites à ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. On nous accuse de racisme, d’intolérance et de xénophobie parce que nous sommes pour la laïcité et contre le port de signes religieux dans la fonction publique, ou parce que l’on critique les pratiques misogynes, intégristes, homophobes des religions.

Comment expliquer ce glissement historique d’une gauche qui a toujours été largement anticléricale face à l’Église vers une gauche très défensive quand il s’agit d’appliquer le cadre de la laïcité à l’islam ? La gauche qui a toujours défendu les femmes de l’emprise de la religion est en train de justifier maintenant les excès de l’islam politique misogyne.

Historiquement, ce n’est pas la première fois que la gauche se trouve dans l’erreur. Les intellectuels de la gauche bien-pensante ont refusé de condamner les atrocités commises par Staline parce qu’ils avaient peur de compromettre la Révolution russe du 17 octobre 1917. Les apologistes bien intentionnés de la gauche affirmaient que le véritable ennemi était le capitalisme, et non pas le criminel de Moscou. En réalité, le plus souvent, ils vénéraient Staline, faisant preuve d’une naïveté choquante ou, pire encore, d’une idéologie aveugle. Ce sont ces gens de gauche complaisants que Lénine avait qualifiés d’« idiots utiles ».

À la recherche d’un nouveau prolétariat, cette gauche voit dans les islamistes les damnés de la terre, désormais les victimes de la colonisation et du capitalisme, les victimes de la situation sociale dans laquelle se trouvent les immigrants, les ghettos urbains, le chômage et, selon elles, les victimes de « l’islamophobie », un qualificatif qu’on a concocté pour museler toute critique de la religion. C’est ce que Kamel Daoud, l’écrivain algérien, qualifie de « verdict d’inquisition ».

  Source: ledevoir.com

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